lunes, 30 de marzo de 2009

Denial of coition



"66. Our minor is easy of demonstration in each of its parts.
And indeed, the appetitive passion of coition is a sensual passion ; the grief, sadness, wrath, rage, occasioned by the denial of coition, are sensual passions, as is seen with all animals ; generation through coition is evidently a sensual operation. Now, all that happens with Incubi, as has been shown above : they incite women, sometimes even men; if denied, they sadden and storm, like lovers : amantes, amentes ; they perfectly practice coition, and sometimes beget. It must therefore be inferred that they have senses, and consequently a body ; consequently also, that they are perfect animals. More than that : with closed doors and windows they enter wherever they please : their body is therefore slender; they foreknow and foretell the future, compose and divide, all which operations are proper to a rational soul ; they therefore possess a rational soul and are, in sooth, rational animals.

Doctors generally retort that it is the Evil Spirit that perpetrates those impure acts, simulates passions, love, grief at the denial of coition, in order to entice souls to sin and to undo them; and that, if he copulates and begets, it is with assumed sperm and body, as aforesaid (Nr 24)."

Sinistrati

domingo, 29 de marzo de 2009

Aux tressauts de l'omnibus



"Aux tressauts de l'omnibus, les reminiscences rumeurent, des images ludionnent, le subconscient travaille. L'impossible dormir pacifierait. Non ! rien n'entravera le tic-tac cérébral qui moud du mirage, pas même la supercherie des paupières déclanchées sur les petites prunes fallacieuses qui nous solidarisent au monde. Le regard ombilical coupé et clos les yeux du dehors, d'infinies ocellures intérieures étoilent l'ombre volontaire où l'on s'exile. Peu à peu reculent vers les coulisses psychologiques les males idéologies dont savamment nous décuplons en coëfficient cruel nos misères sentimentales, telles des danseuses hâtives, gymnotant encore d'émois chorégraphiques, impatientes des foyers où bruit - parfois - l'eau claire des diamants au creux des paumes financières. Mais la rampe neutralisée, l'interminable spectacle reprend et ce sont soudain tous les émigrants des pays fictifs. Théoriques et prestigieux, tuniqués de lin liturgique et semeurs de gestes dolents, silencieux de ma tristesse et multipliant jusqu'à des horizons insaisissables, comme en des glaces où tremplinent des images, les mêmes attitudes éteintes, mais si berceurs d'être irréels, ils processionnent... Et puis, du rêve..."

Romain Coolus (c'est pas une blague...)

jueves, 26 de marzo de 2009

Gentil petit Barbichon



"Gentil petit Barbichon,
Petit mignard Guenuchon,
Qui ne porteroit envie
Au sort heureux de ta vie?
Toi, Barbichon, que Catin
Tient toujours soir et matin,
Toi, à qui elle se joue,
Toi que douce elle amadoue.
Toi, que dans son sein caché,
Elle tient toujours couché.
Toi, que d'une main polie
Elle mignarde et manie.
Toi que tant elle chérist
D'un soin dont elle périst

(...) Et puis, après le repas.
En mille sortes d'ébats.
En mille façons exquises.
De nouvelles mignardises.
En mille traits amoureux.
Elle te rend bien-heureux.
Or sur sa blanche mammelle,
Sur sa mammelle gemelle,
Dedans son sein potelé
Elle te serre accolé.
Or pour changer de caresse,
Sur sa bouche baiseresse,
Prodigue de sa beauté,
Elle te tient arrêté,


(...)
Que sçaurois-tu désirer,
Que pourrois-tu espérer,
De sa feveur davantage.
Que jouir de son visage,
Que jouir de son tetin ?
Toutes-fois cette Catin
D*une grâce plus exquise
Encore te favorise,
Et, libérale envers toi,
Te permet je ne sçai quoi,
Dont les Dieux grands de puissance
N'osent avoir espérance :


(...)

O trop heureux Barbichon,
O trop heureux Guenuchon,
Trop heureux, que ma maîtresse
Chérit tant et tant caresse !
Gentil petit Barbichon,
Petit mignard Guenuchon,
Qui ne porteroit envie.
Au sort heureux de ta vie? "

Jean Bonnefons

Les Foires de Paris



"Il n'y a guère qu'un siècle qu'on commença à y dresser des théâtres : ce sont les marionnettes qui ont le droit d'aînesse ; et le nom de Brioché, leur premier instituteur, sera mémorable à jamais en ce genre. Ensuite parurent les animaux sauvages. Les lions, les tigres, les ours, les léopards apprivoi» ses par de modernes Orphées, fournirent aux naturalistes dans différentes loges où ils étoient renfermés, de quoi examiner de plus près leur structure, leurs allures, leur génie, leurs mœurs ; les géans, les nains, les hermaphrodites succédèrent, et les hommes briguèrent l'avantage de figurer à leur tour en pareils lieux. Après eux vinrent les animaux familiers, comme les chiens, les chats, les singes exercés à différens tours d'adresse, pour tirer l'argent du peuple plus flatté de ces spectacles sensibles. La cupidité fit s'évertuer une infinité de talens ; elle attira même ceux des pays étrangers; delà les Joueurs de gobelets, les sauteurs et danseurs de corde ; les derniers enfin, formés en troupes jouèrent des pièces et profitèrent de la suppression de l'ancienne troupe des comédiens Italiens pour s'emparer de leur héritage, c'est-à-dire de leur répertoire. On sait qu'il ne consistoit qu'en cannevas qu'ils ajustèrent aux circonstances. Le public, qui regrettoit les Italiens, se porta en foule à la foire Saint-Laurent, où l'on commença cet essai. Les comédiens françois, dont la jalousie avoit fait expulser les maîtres, eurent beaucoup de peine à faire fermer la bouche à ces subalternes; enfin, les acteurs forains, réduits à ne représenter que des scènes muettes, se retournèrent du côté des chefs de l'académie royale de musique pour obtenir la permission d'exécuter de petits drames en vaudevilles mêlés de prose et accompagnés de danses et de ballets... "

Pidansat de Mairobert

miércoles, 25 de marzo de 2009

Scandale à l'Hôtel-Dieu

1727

"Comme on est dans le temps des choses extraordinaires, un homme s'est avisé d'aller à l'Hôtel-Dieu, de parler à un jeune manœuvre, qui étoit dans un lit malade, de lui dire que les médecins ne connoissoient point son mal, qu'il le guériroit par un prompt remède. Il a fait tourner cet homme dans cet état-là, et lui a fait le péché philosophique. Jamais la malice de l'homme n'a été portée à ce point-là; il faut être possédé du diable, pour être tenté d'un malade, dans un lit de l' Hôtel-Dieu. Une religieuse s'est aperçue de quelque chose, a fait du bruit; on a arrêté l'homme, le malade l'a accusé du fait, mais il a tout nié à l'interrogatoire, et les religieuses ont fait éloigner le malade, qui n'a pu être confronté, dont elles ont été bien tancées..."

E. J. F. Barbier

martes, 24 de marzo de 2009

ô infortunées



"En outre, sur leur tête, pour se garantir sans doute les yeux des ardeurs du soleil, elles portaient des chapeaux de paille à larges bords de dessous lesquels tombaient sur leurs épaules les longues tresses formées par leurs cheveux noirs. Mais si elles avaient la tête couverte, il n'en était pas' de même de leurs pieds qui étaient sans chaussures, car je crus m^apercevoir qu'elles marchaient toutes nu-pieds. Telles étaient du moins les premières habitantes de la ville que noua eûmes occasion de rencontrer et dont la vue combla le désir que nous avions de connaître quelles personnes elles étaient. Avec quelque curiosité elles nous regardèrent passer, mais cependant sans paraître étonnées de nous voir là ni dans Tétat de demi-nudite dans lequel nous nous trouvions offertes à leurs yeux. Enfin, après plusieurs rencontres plus loin d'hommes dont les regards lascifs et indiscrets fixés sur la nudité de nos personnes, nous firent baisser les yeux et rougir de honte, nous débouchâmes sur une nouvelle place où se dressait un grand bâtiment qui n´était autre que l'affreux marché aux esclaves, dont, ô infortunées ! on allait donc à présent nous faire faire l`odieuse connaissance..."

anonyme

lunes, 23 de marzo de 2009

Relativity of morality



"Everywhere in all countries, and among all races prostitution has been, or continues to be, tolerated, and, sometimes even honoured. It existed in the great states of Central America, in ancient Peru, in ancient Mexico, and in Nicaragua, where there were already prostitutes and brothels. In this last country the morals were still so impure, and continence, although very relative, so difficult to bear, that at a certain annual festival the women of all classes were authorized to abandon themselves to whomsoever they pleased.

In the great societies founded by the Mongoloid races, or the Mongols of Asia, prostitution displays itself in the open day. In China, tea-houses abound, although the ancient morality of the Celestial Empire makes chastity a moral duty for unmarried girls and women. In Cochin-China and Japan, on the contrary, practice and theory are in accord. No moral brand of shame attaches to the prostitute. In Cochin-China, says Finlayson, a father has the right to give his daughter, for a small sum of money, to a visitor or even a stranger, without the reputation of the young girl suffering any harm, and without any hindrance to her finding a suitable husband afterwards (...) and this alone suffices to show the relativity of morality..."

Ch. Letourneur, 1891