viernes, 15 de mayo de 2009

L'Eternellement Vrai



L´ÉTERNELLEMENT VRAI


Pourquoi, mignonne, nous aimer?
A quoi nous sert de nous pâmer.
Puisqu'un jour vient où l`on se quitte.

Où Ton se quitte?
Et c'est, pour toi comme pour moi.
Ici-bas, la bien triste loi :
On a le tort d'aimer trop vite,
Trop vite!

Tu croîs notre amour éternel
Et, dans un serment solennel.
Tu murmures : a Comme je t'aime,

Comme je t'aime ! »
Celui qui me remplacera
Comme moi te le jurera.
Et tu lui jureras de môme.
De môme!

Tu ne me crois pas, car tu ris;

Tu te sais belle et tu te dis:

« N'ai-je pas tout pour le séduire,

« Pour le séduire? »
C'est vrai, j'ai pleuré, bien souvent»
La nuit entière, à toi rôvant...
Peut-ôtre me feras-tu rire.
Bien rire?

J'adore tes grands yeux pervers,

Et je donnerais l'Univers

Pour tes cheveux blonds comme lune.

Blonds comme lune.
Il se peut iort bien que, demain.
Je dise, te serrant la main :
"Quittons-nous ! ma maîtresse est brune,
« Très brune. »

Aprës les baisers qui nous tuaient,
Auxquels nos lèvres s'habituaient.
Nous dormions, lassés de névrose,

Oui, de névrose...
Mais tout cela tu l'oublieras,
Dans d*autres bras tu dormiras
Toujours souriante et plus rose.
Plus rose.

Mais je vois des pleurs dans tes yeux...
Pardon, mon amour, je m*en veux :
T'avoir fait pleurer, toi si bonne.

Toi si bonne
Aimons-nous, tant que nous pourrons ;
Puis, après cela... nous verrons
Allons! viens m'embrasser, mignonne!
Mignonne !

Jean Varney

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