domingo, 17 de octubre de 2010

Fantasmes du Jaloux Néo-latin



Sans cesse, dans ma peine, j’aspire à mes amours absentes,
aux remparts de Malines, chère à Cupidon,
Mais elle s’en est allée, épouse d’un homme étranger
où l’Escaut roule vers la mer ses vertes eaux, 30
Elle s’en est allée : je souffre. Que faire ? Ses traces restent,
et les lieux qui nous donnèrent de longs plaisirs ,
s’il m’était donné d’être où tu es, je serais plus près d’elle ;
tu crois que je plaisante, mais je suis sérieux.
Lorsque, le soir, de nouveaux chars se rangeraient sur la place 35
quand, tard, les flots nocturnes rendraient les bateaux,
tous ces bateaux, j’aurais l’audace de les contrôler,
et des mes propres yeux j’inspecterais les chars,
pour le cas où une heure quelconque me rendrait ma belle,
transportée sur la roue de Vénus au doux son, 40
portée sur les flots cristallins par une conque polie
ou échappée du sein de rose de Cypris,
car ton époux ne te possède pas ; il ne couche pas avec toi
pendant les longues nuits, Iulie, ce poids inerte.
Vénus d’or te réchauffe dans les bois sacrés d’Idalie 45
et l’endroit à présent honore deux Vénus.
À ta place, elle a fourni à ton mari une vile putain
à qui elle insuffla tout l’éclat de tes traits.
Ton époux barbare la presse d’étreintes déplaisantes.
amour porteur de traits te préserve pour moi ! 50
Je serais soulagé des soucis, moi pour qui le temps
s’écoule lentement parmi d’âcres souffrances.

Semper in absenteis suspiro moestus amores,
Inque cupidineae moenia Macliniae,
Illa sed abscessit, peregrine iuncta marito,
Qua voluit virideis in mare Scaldis aquas,
Abscessit : doleo, quid tum ? vestigia restant,
Et loca quae nobis gaudia longa dabant,
Et si istic fuero, fuero vicinior illi,
Esse putas haec tu ludicra ? magna loquor.
Tum quam multa foro nova sisteret esseda vesper,
Noxque rateis tarda sera referret aqua,
Ipse rateis omneis audax speculator obirem,
Cunctaque defixis esseda luminibus,
Si quae forte meam mihi redderet hora puellam,
Seu vectam Veneris suave sonante rota,
Seu raptam tereti vada per crystallina concha,
Seu lapsam roseo Cypridis e gremio,
Nam neque te retinet coniux tuus, aut tibi longis
Noctibus incumbit, Iulia, pondus iners.
Te Venus Idalios inter fovet aurea lucos
Et Venerem geminam nunc locus ille colit.
Supposuit pro te scrotillum turpe marito,
Afflavit vultus cui decus omne tui :
Barbarus ingratis illam complexibus urget,
Teliger intactam te mihi servat Amor.
His ego solarer curas, dum tempora nobis
Tarda fluunt, aegras inter amarities

J. SECOND

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