jueves, 9 de septiembre de 2010

Fromage de Femmes


LE FROMAGE DE FEMMES

A mon ami E. RAFFIAXI-

Nouvelle vache Io, la femme,
Dans ses deux tétons arrondis,
Peut, après le baiser de flamme,
Créer des fromages pourris.

Combinaison ingénieuse,
Au-dessus du ventre — taudis !
On pourrait, chose curieuse,
Traire des tétons rebondis.

Chaque femme aurait de la crème,
Leur lait sucré serait plus doux ;
Sous leur barbe de Polyphème,
On le boirait à deux genoux.

Puis, rassemblés dans une cuve,
Arrosés d'un peu de gluant.
Les fromages, dans cette étuve,
Prendraient un goût fort, sûrement.

On verrait les femmes, par bandes,
Brune, blonde, par les garçons,
Dans un coin gris des vastes landes,
Se faire sucer les boutons.

Quel bonheur pour les poitrinaires,
Quel progrès pour tous les humains,
Si l'on voyait des filles-mères
Presser les pointes de leurs seins.

Mais hélas ! ceci n'est qu'un rêve,
Ceci n'arrivera jamais ;
Toujours se perdra cette sève,
Cette sève des gros nénais !

Et cependant, jeunes fillettes,
Si votre lait valait de l'or,
Vous pencheriez vos brunes têtes,
Sur vos boules, naissant trésor.

Ceci ne serait plus un rêve,

Et le prix du lait baisserait,

A mesure que votre sève

Dans vos deux seins blancs monterait.

Le gouvernement, sur la femme,
Lèverait un franc par téton.
Qu'en pensez-vous, ma belle dame ?
Qu'en pensez-vous, mon beau garçon ?

Dorabel

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