lunes, 27 de septiembre de 2010

Ode à l`aimée



Madame, vous aviez le cul bougrement sale,
Ce matin d'avril plein de fleurs

Je fus pris au gosier d'une odeur colossale
De foutre et de grelots en pleurs

Sur votre ventre épais, aux bourrelets énormes,
Les poils frisaient, poudrés à blanc,

Et sur votre sternum, deux mamelles informes,
Hideuses, pendaient en tremblant

Les lèvres du vagin sortaient noires, lippues,
Pleines d'un fromage puant,

Et c'est en cet endroit de vos cuisses trapues
Que j'ai mis mon sperme gluant

C'est là que j'ai jeté l'éternelle semence,
Le germe divin et sacré

Je fus pris ce jour-là d'une étrange démence,
Et par votre odeur attiré.

Vous sentiez si mauvais Vous sentiez la charogne,
La pourriture et le fumier

Et dans cet antre impur j'osai mettre ma trogne,
Sans crainte d'être le premier

Je vous bouffai le cul ô délices impures!
0 mes rêves réalisés

Je couvris votre ventre et toutes vos ordures
De mes plus sonores baisers

Je me vautrai longtemps dans toute cette fange
Cela puait C'était si doux

Et quand je m'éveillai de cette ivresse étrange,
J'étais encore à vos genoux

Et j'y restai longtemps, et j'y serais encore,
Si vous ne m'aviez pas chassé.

J'avais ainsi joui jusqu'à la blonde aurore,

Repu, mais non encore lassé.

Et quand les fleurs d'Avril, entr'ouvrant leurs corolles,
Versaient d'Ineffables senteurs,

Vous vous élargissiez, et vos deux fesses molles
Nous prodiguaient leurs puanteurs.

Et comme au nid soyeux naît la chanson divine,
Avec la nouvelle saison,

De même en votre cul les chancres, la vermine,
Grouillaient en pleine floraison.



Pièce inédite
Anthologie hospitalière et latinesque : recueil de chansons de salle de garde anciennes et nouvelles, entre-lardées de chansons du Quartier latin.

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